Fraude fiscale, manipulation des taux, non respect d’embargos… Les institutions bancaires sont loin de connaître la définition de la vertu. Et, quand les scandales sont révélés, la justice ne se fait pas prier…

Cette fin de mois, la justice française a condamné UBS à 3,7 milliards d’euros d’amende pour blanchiment d’argent plus fraude fiscale, et démarchage bancaire illégal. La banque suisse a, entre 2004 et 2012, facilité l’exil fiscal de clients fortunés dissimulant des fonds non déclarés via des sociétés offshores.

17 milliards pour Bank of America à cause de son rôle dans la crise de 2008

La crise de 2008 a aussi donné lieu à des sanctions considérables. Pour la Bank of America, la facture s’est avérée considérable. En 2014, la banque a ainsi dû payer 16,65 milliards de dollars dont 7 milliards de compensation pour les particuliers, versés sous forme d’aides à la construction et de renégociations de crédits.

HSBC, JPMorgan ou encore Barclays et Goldman Sachs, ont aussi été poursuivis pour avoir vendu des subprimes, sans informer les investisseurs du risque encouru. En 2016, Goldman Sachs a payé une amende de 5 milliards de dollars auprès des autorités américaines. De leur côté, HSBC et Barclays ont réglé 765 millions de dollars et 2 milliards de dollars. 

9 milliards de dollars pour non respect d’embargos de la part de BNP Paribas

A l’été 2014, la banque BNP Paribas a dû payer 8,9 milliards de dollars pour échapper aux poursuites des États-Unis. La banque française a avoué avoir violé les embargos contre l’Iran, le Soudan et Cuba.

2018 fut une année lourde pour la Société Générale. La banque rouge et noire a été rattrapée  pour des soupçons de manipulation du taux Libor. Elle avait alors négocié pour mettre un terme au poursuites de la France et des États-Unis pour un coût de 1,3 milliard de dollars.

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