La banque française Société Générale a racheté la banque challenger Shine pour cibler la clientèle des petites entreprises avec des comptes numériques et d’autres services en ligne.

L’opération renforcera l’écosystème fintech de la banque et soutiendra les petites entreprises et les entrepreneurs clients de la SocGen. Selon les rapports, la SocGen a payé 100 millions d’euros pour la fintech française, qui a constitué une clientèle de 70 000 entrepreneurs au cours des deux années qui ont suivi son lancement.

Outre un compte d’entreprise en ligne, Shine propose des outils numériques pour aider les entreprises dans leurs tâches administratives, telles que la facturation et la comptabilité, afin de leur permettre de se concentrer sur leurs activités et leur développement.

Shine continuera à se développer de manière indépendante, selon la SocGen.

Une ouverture vers le secteur de la banque en ligne

Selon M. Ducholet, cette acquisition s’inscrit dans le cadre de l’ouverture de la SocGen au secteur bancaire en ligne.

SocGen commercialisera également l’offre de Shine auprès de ses clients professionnels s’ils préfèrent une gestion 100% en ligne et des services à bas prix. Lorsque les clients de Shine se développeront et auront besoin de services supplémentaires, la SocGen a déclaré qu’elle pourra les proposer sans que les clients aient besoin de changer de banque.

La stratégie de la banque dans le domaine des technologies de l’information est d’acquérir plutôt que de se développer. La SocGen a acquis une première fintech en 2015, lorsqu’elle a racheté Fiduceo, et a depuis racheté Lumo et Treezor. Cette expérience d’intégration des cultures bancaires traditionnelles et nouvelles augmentera les chances de succès de l’intégration de Shine dans l’entreprise.

Lorsque les banques traditionnelles acquièrent des concurrents, il y a des barrières culturelles à surmonter pour réussir.

Un pari et une stratégique d’acquisition qui peut s’avérer perdant

BPCE, issue de la fusion de deux banques françaises séculaires, a acquis la banque challenger Fidor en juillet 2016, mais après quelques années, la BCPE a mis Fidor en vente lorsque les choses ne se sont pas déroulées comme prévu.

Au moment de l’acquisition, le président de BPCE, François Pérol, a déclaré « C’est une étape clé dans l’accélération de la transformation numérique de notre groupe. Elle démontre une fois de plus notre engagement à innover, à développer une approche centrée sur le client, rendue possible par la technologie de la banque numérique, et à nous impliquer davantage dans le domaine de la banque numérique et mobile ».

Cependant, une source a déclaré que la BCPE n’a jamais vraiment eu de stratégie sur la manière de faire avancer Fidor. Cela a démontré la difficulté d’intégrer deux cultures d’entreprise contrastées.

Catégories : Blog